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Arnaud En Chine

Afin de rendre mes dires logiques et compréhensibles, veuillez commencer par l'article 1 ...
Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /Sep /2006 11:03

Le retour ... heureux de revoir famille et amis ...

 

Si vous avez le temps, l'envie, la patience, la curiosité ... bref la folie de regarder un nombre de photos avoisinant le millier CLIQUEZ ICI http://flickr.com/photos/monpti/sets/72157594282448776/

Mon conseil, est d'appuyer sur VEW A SLIDE SHOW, un diaporama se mettra en place.

Ses photos son stockées sur un espace prêté pas Christian & Amélie Kehl, merci beaucoup.

Peut être que mon retour sera l'ébauche d'un nouveau blog ... d'une nouvelle aventure ... de nouvelles péripéties plus Françaises, plus Parisiennes, plus Montmartroises.

Je m'excuse encore une fois de l'affront littéraire que je vous ai fait subir de par mon style et mon orthographe.

Un gros merci pour vos courriers, vos avis ... et toutes ces belles paroles.

En conclusion :

Ce voyage, comme chaque nouvelle expérience m’a apporté beaucoup, le fait de voyager seul était déjà en sois pour moi, une aventure.

Le soucis … J’ai envie de repartir voir de nouveaux pays, de nouvelles contrée, rencontrer de nouvelles personnes … est ce une drogue …

Chaque chose en son temps, tant que la santé me portera.

La Chine , magnifique pays … seulement peut on comprendre une culture aussi éloignée en quelques semaines ?

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /Août /2006 15:24

MA Boucle est bouclée !

Macao, Hong kong puis retour dans la « vraie » Chine depuis hier soir.

 

En effet, après cette fabuleuse nuit expérimentale dans mon bus couchette, j’ai été déposé dans une ville proche de Macao.

 

Coté bus j’ai été agréablement surpris, il était équipé de nombreuses petites couchettes en mezzanine. Je ne dirais pas que j’ai dormi comme un bébé, mais le « marchand de sable » est arrivé à m’assommer de quelques sacs bien placés, bien que les nids de poules, coups de klaxon intempestifs et freinages me rappelaient à ma situation de voyageur seconde classe.

 

La veille, je quittais Yangshuo, avec deux heures de retard, ce qui m’allait très bien car quelques heures au paravent, je croisais une charmante espagnole que j’avais connue à Guillin. Nous en avons profités pour se faire un petit resto.

Ce que j’ai trouvé sympa, c’est que pour une fois il y avait quelqu’un pour me dire au revoir d’un mouchoir blanc avec une larme  l’œil (ok ok … j’en rajoute un peu …).

 

Mon réveil aux portes de Macao a été moins agréable, je ne savais pas réellement dans quel ville je me trouvais, personne ne parlait anglais. Le pire est que lorsque je disais « Macao » ou je leurs montrais la carte de la Chine , le réflexe était le même, ils rigolaient ….

 

L’air était tellement humide que j’étais dégoulinant, mes sacs n’avaient jamais étés aussi lourds, je rêvais d’une douche et d’un petit encas.

Je compris, plus ou moins, qu’il fallait prendre un bus de ville, le numéro 3, je le trouve, je monte dedans, j’essaie de communiquer de nouveau … Leurs façons de me regarder me donnait vraiment l’impression de parler Chinois … en France !

 

Légèrement agacé, je redescends du bus, car m’éloigner de la station de bus sans être sûr de ma destination ne me paraissait pas des plus judicieux.

 

Je recommence à faire du « piéton à piéton » avec mon guide et le sentiment que je me transformais en une sorte de clochard, que j’aillais trouver un coin de trottoir ombragé en commençant à chanter mon désespoir, armé de ma gamelles en plastique ramasse monnaie.

A ce moment là, une apparition … je prends conscience que ce n’était pas la première fois qu’il m’arrivait cette chose là.

 

Il existe en Chine beaucoup de légendes et d’histoires incroyables.

 

Moi,  je vous certifie qu’en Chine, cachés, au milieu du peuple chinois, il y a des anges à touristes. Si si je vous promets !

L’avantage est qu’ils se ressemblent tous, pour les trouver … perdez vous, ensuite apparaîtra de nulle part  une charmante petite Chinoise, les cheveux ondulés, avec des lunettes style première de la classe, parlant bien l’anglais, généralement avec un haut blanc. Ces anges là ont toujours la solution à ton problème puis une fois professée, ils disparaissent.

Les mêmes jours, j’avais l’adresse d’un hôtel en anglais, ni chauffeur de bus, ni les taxis ne pouvaient m’indiquer le chemin. Un nouvel ange est apparu, m’a demandé d’attendre 10 minutes, le temps d’aller chercher un portable, de téléphoner à l’hôtel, de m’installer dans un taxi en donnant les indications nécessaires.

 

Je vous sens septique …

 

L’intérêt de Macau est à mon goût moyen. Une ville composée de trois îles, avec une architecture portugaise et des casinos. Le week end la plupart des tarifs hôtelier et des transports doubles. Je suis arrivé un vendredi …

 

Hong Kong, Hong Kong, quelques jours d’arrêts. Passage à la douane, beaucoup de monde. Je sors de Chine, ici tout est différent, la ville est beaucoup plus occidental, l’ex-position Anglaise est encrées dans les meurs, les gens ne ressemblent en rien au chinois.

 

Les premiers détails perceptibles : ils parlent tous anglais (plus ou moins), ils ne promènent pas leurs pots de thé partout, quand un piéton se trouve sur la voie, devant un taxi, ce dernier ne tente pas de l’écraser en accélérant et en klaxonnant, ils font moins de bruits étranges, il n’y a pas de camelots sur roulettes dans la rue, ils ne me regardent pas comme un étranger venant d’une autre planète, le coût de la vie à l’air plus cher.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance. Lors de mes visites, je suis allé sur un pic surplombant la ville, la panorama est magnifique, trois îles principales, avec au loin un multitudes d’autres petites îles, la mer, les buildings, des ports, une verdure riche est luxuriante.

 

La vie nocturne est sympa, Soho par exemple,  à un quartier rempli de petits bars très vivant avec de la musique live. J’ai passé une soirée à parler avec un business man Hollandais, une autre avec un pilote Air France, des rencontres intéressantes.     

 

Je pars à l’ambassade pour chercher mon visa pour retourner en Chine, à quatre heures,  j’ai un Ferries pour aller à Shenzhen, pour prendre mon avion en destination de Shanghai.

 

Arrivé à la gare maritime, je prends conscience que j’avais oublié le savoir vivre des chinois, je veux prendre un taxi, cinq personnes sont autour de moi à parler ensemble, je monte dans un taxi, il ne veux pas utiliser le compteur, m’explique que le tarifs est de 70 euros pour aller à l’aéroport. Je devinais que l’aéroport était juste a coté car les avions défilaient, très bas au dessus de nos têtes.   

J’exprime mon mécontentement, propose mon prix, il revoit sa proposition à 30 euros.

Je descends du taxi, ils sont tous de nouveau autour de moi. Je gagne la partie à 10 euros en sachant que c’est,  de toute façon très bien payé

 

Même scénario en arrivant à l’aéroport de Shanghai.

J’ai bien aimé la description de Claire sur sa vision des chinois, vous pouvez le découvrir en allant sur http://travelbug.over-blog.com .

Je trouve un hôtel sympa à coté de la Bund , Dali arrivera dans quelques jours. Je vais aller voir quelques personnes que j’ai connues lors de mon passage à Shanghai et à Pékin.

 

J’espère avoir le temps d’aller faire un tour aux alentours de Shanghai. Mon retour est proche, une nouvelle aventure va commencer…

 

 

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 09:29

Je reprends après quelques jours, la plume de mon clavier.

J’ai parcouru pas mal de kilomètres depuis mon dernier monologue.

J’avais envie de prendre un break, de quitter les villes, la pollution et le monde. Envie de respirer l’air frais, de voir de grands espaces, d’être en contact avec la nature … 

Chose faite, mais pas sans mal.

Ce matin là, si j’avais eu des envies de suicide, je n’aurais rien fait de différent.

Je serais monté dans le même bus, je me serais peut être assis à la même place et j’aurais attendu huit heures que ce chauffeur de bus, jouant de chance à chaque instant perdre la contrôle de son engin, ou percute un voiture venant en face …

 

Je pensais m’être habitué à cette façon très particulière de conduire en Chine, mais n’avais pas encore testé les routes de montagnes. De plus que mon chauffeur avais le tempérament d'un Pitbull, klaxonnant comme un dératé, ne supportait pas d’être doublé et s’engageait dans des dépassements sur de petites routes sinueuses de bus et de camion sans aucune visibilité.

 Point positif : les paysages étaient magnifiques.

Nous nous arrêtons dans un petit village pour déjeuner. A ma grande surprise, je retrouve mon trio Israéliens,  que j’avais logiquement devancé d’une journée.

Arrivé à Songpan, je découvre un joli petit village de montagne. Une rue est spécialement organisée pour l’accueil des touristes. A peine sorti du bus, je me vois proposer des hôtels et randonnées.

Je m’installe dans un petit hostel crapouillot, réserve pour une randonnée de quatre jours.

Ce n’est plus pour me surprendre que je retrouve dans mon hostel mes petits Israéliens.

Le lendemain matin, les groupes se forment, il y a une cinquantaine de chevaux. J’avais émis le souhait de ne pas être dans un groupe de plus de 6 personnes.

Chose faite, je me retrouve avec un Israéliens voyageant seul, un Italiens et Oh surprise ! Mes trois Israéliens.

 Nous avons dormis dans des tentes, accompagnés de trois Tibétains. Nous avions le droit de ne rien faire. Mise en place du campement, préparation du repas, « montage et démontage » des chevaux … le matin, ils préparaient des petits pains cuits dans l’huile accompagnés d’un plat cuisiné au feu de bois à base de légumes.

 J’avais l’impression d’être en plein milieu de la montagne Israélienne, c’était vraiment chouette.

La première nuit a été glaciale, je ne me sentais vraiment pas bien, la fièvre et les quintes de toux m’ont empêchés de dormir.  

 Le lendemain, nous sommes montés à plus de 5 200 mètres, voir le pic de Jades de neige entouré d’épais nuages blancs très beaux. Je ne pense pas que nous puissions demander autant d’efforts à nos chevaux en France, la pente était tellement escarpée que nous sommes redescendus à pied.  

 Mon cheval était le plus brave, il voulait toujours être le premier. Et moi, j’ai été le premier et le seul à m’endormir sur mon cheval (quelques instants).

Malgré tout cela, je garde un souvenir agréable de cette petite aventure. Je reprends le bus, pour retourner à Chengdu, je dors comme un bébé.

 J’ai décidé de prendre l’avion pour ma prochaine étape.

Je ne comptais pas spécialement visiter Chengdu, mais mon avion part demain, je parcours un parc magnifique au bord d’une rivière ou se trouve le plus grand Bouddha de Chine, je ne dépasse pas le quart de son gros orteil.

Arrivé à l’aéroport de Guillin, je trouve un office de tourisme, une charmante hôtesse m’explique qu’elle peux tout organiser pour moi, l’hôtel, le bateau pour aller à Yangshuo …   Je la remercie et prends congés. En Chine, j’ai compris qu’il ne faut jamais suive les charmantes Chinoises qui parlent bien anglais, encore une fois les prix qu’elle m’annonçait  dépassaient de dix fois les tarifs normaux. 

 

 J’ai été charmé par Guillin de nuit, il y a dans cette ville de jolis coins d’eau superbement éclairés. A même la ville, je découvre les premiers pics de calcaires.

Demain, je pars à Yangshuo, ce petit village, devenu très touristique, est réputé pour ses paysages uniques, ou l’on peut découvrir aux travers des rizières et des plantations des « pains de sucres surprenants ».

D’un tempérament extrêmement sportif et après de longues négociations et études de rentabilité coût/effort. Je décide de louer un magnifique invention écologique et peu bruyante, idéale pour parcourir routes et petits chemins sans modifier l’écosystème et sans déranger les autochtones.    

C’est avec un grand bonheur que je découvre un paysage magnifique, au guidon de mon petit scooter électrique. Seul petit élément ayant gâché mon plaisir, est que mon fidèle appareil photo a décidé de prendre sa retraite. J’achète un appareil jetable.

Ce soir, je tente une nouvelle expérience, je vais prendre  le bus/couchette pour aller à Macao. A suivre …

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 15:25

Actuellement dans le train, je suis parti depuis une heure, j’avoue que la situation dépasse mon imagination.

Il n’y avait plus aucune place couchette de disponible, j'ai donc été obligé d’acheter un billet sur une petite banquette, qu’ils appellent les « Hards sits » pour une durée minimale de 16 heures.

 

 Quand je suis arrivé dans mon wagon, j’ai oublié mon lourd fardeau, je suis resté peut être un quart d’heure, debout, à regarder les gens et essayer de comprendre ce qui se passait. Mon wagon était bondé, certaines personnes, à la limite de se taper dessus, débattaient une place  sur une banquette de six deja bondee de 8 personnes. Ils pratiquent ici l’overhypersuperboking. Pour vous donner une idée, c’est comme le métro aux heures de pointe.

 

Du coup, je me sens privilégié et me demande comment ces gens vont-ils tenir pendant 16 heures, debout.

L’ambiance y est joyeuse, à ma table quatre hommes, à ma droite, une couple avec leur six enfants. Le plus jeune, debout à coté de moi, regarde ce que j’écris.

 

Je suis une curiosité, sur la tablette centrale j’avais posé mon guide et un livre, comme si de rien était mon voisin d’en face, le touchait timidement du bout du doigts, après un petit signe de ma part, mais deux livres s’envolèrent de mains en mains. Un jeune homme me demanda dans un anglais approximatif d’où je venais … Fin de la curiosité, mais livres reviennent de leur petit périple. Je suis resté durant tout le voyage le centre d’intérêt, tout le monde était attentionné.

 

Le train s’arrête, les courants d’air aussi, une odeur humaine reprend sa place. Les arrêts ont étés très fréquents.

 

Régulièrement, une cantine se fraie un passage, proposant un plat préparé chaud, ce soir au menu, haricots vert, tofu, riz, une autre proposait des boissons, une autres des livres …

 

J’ai acheté pour le voyage deux petites gamelles cartonnées, où il faut verser de l’eau bouillante pour se voir déguster une soupe de nouilles, succulent …

 

En Chine, ou que tu ailles, tu trouves de l’eau bouillante.

Une femme vient nous faire une présentation très convaincante de chaussettes indestructibles. Le train s’arrête de nouveau dans une gare, sous les fenêtres, des dizaines de commerçants sur roulettes viennent nous proposer des mets de toutes sortes.

 

Mon train vient de s’arrêter dans un « train drive ». Les brochettes de poulet, les galettes, les soupes rentrent par les fenêtres et envahissent le wagon, ça pu !

 

 

 Les personnes n’ayant pas de place, peuvent acheter des petits tabourets en plastique, pour pouvoir s’installer dans la minuscule allée centrale ou ils se verront dérangés ou réveillés toutes les 10 minutes par le passage d’un chariot et ce jusqu’à tard dans la nuit.

Ce qui est confortable ici c’est que l’on peut péter, roter, racler et cracher en toute impunité … et si c’était ça le vrai bonheur !!

Une fois ma bouteilles d’eau vide, ainsi que ma boite cartonnée de nouilles, je n’ai pas eu le temps de leurs dire au revoir, mes convives leurs avaient déjà rendu la liberté en les jetant par la fenêtre.

Je leurs ai grimacé, mimé que c’était pas bien, en retour, j’ai eu le droit à de nombreux sourires…

J’évite de regarder l’heure, bien que mon postérieur (ou foufoune en Québécois), et mon dos s’interrogent à chaque instant de la fin de ce calvaire. En fait, la « vraie vérité » est que je voulais au moins une fois vivre cette expérience.

Et tous ce bonheur pour la maudite somme de 6 euros, avec 4 heures de plus offertes, franchement c’est beau la Chine.

Je suis arrivé à midi à Chendu, je ne visiterais pas cette ville, la capitale du Panda, je pars demain à 6 heures, pour 8 heures de bus pour faire une randonnée à cheval dans la montagne pendant quelques jours.

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 15:09

De retour de l’armée de soldats de terre cuite, j’ai un sentiment mitigé.

Je me suis joint à un parcours organisé en minibus. Le premier arrêt sera dans un entrepôt « attrape couillons de touristes américains », des  prix exorbitants y étaient pratiqués.

Ensuite, on s’est vu proposé un bain de foule, pour découvrir le site magnifique des soldats de terre, c’est beau, mais j’ai le sentiment de valider la véracité de quelque choses que j’avais vu de nombreuses fois dans des magasines, à la télé … pour terminer nous nous sommes arrêtés dans un musée sans grand intérêt. 

 

Mon trio Israélien était aussi du voyage. Mais j’avoue avoir passé une grande partie de ma journée avec deux Québécoises rigolotes, de part leurs accents et la comparaison de nos expressions.

Par exemple à la fin du mois, elles vont chercher leur « slip de paye », je me suis assis sur un siége mouillé donc j’avais la « foufoune » (les fesses) mouillées …

 

Le soir nous avons terminée la soirée autour d’un verre, accompagnés d’une autre rencontre adorable, trois sœurs françaises voyageant ensemble, originaires de Dordogne.

 

Tous les touristes font le même parcours, j’ai retrouvé Leila, une jeune parisienne que j’ai connue à Pékin. Elle attendait son copain quand je l’ai laissée, elle me le présentait ce matin au petit déjeuner.

En terme de rencontre particulière, j’ai croisé à Xi an, au pied de la tour des cloches, Claire Aroult (aucun rapport avec la tour ;-) avec son ami.

Claire est une amie de collège vivant actuellement en Angleterre, elle fait pendant un an le tour du monde. Un bus les attendait, ont échanges nos adresses mails, ils disparaissent … 60 degrés … vous vous rappelez ?

Meme ici on trouve des nains de jardins :

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 17:40

 

Je vous écris actuellement du bout du … « rouleau », après avoir passé, de nouveau une nuit dans un train.

Le premier voyage c’est plutôt bien passé. La veille, j’avais d’une certaine manière fêté mon départ avec quelques rencontres. Kit, un Irlandais a voulu m’apprendre un jeu de dés à boire chinois. Normalement, c’est celui qui perd qui boit. Tout cela arrangé à l’Irlandaise fait que c’est celui qui perdait qui payait pour deux, le lendemain soir j’ai « très » bien dormi.

Pour le train, je n’avais pas tout compris, en fait, c’était des couchettes dures, c'est-à-dire qu’elles sont légèrement molletonnées, avec des compartiments non fermés, un ventilateur essaye au mieux de faire son travail aidé par les fenêtres grandes ouvertes. L’objectif est de s’endormir le plus vite possible.

La nuit passée, beaucoup de choses se bousculaient dans ma tête, impossible de m’endormir, à trois heures du matin, tout étais calme, je fumais une cigarette assit sur un strapontin, toutes les cinq minutes, un train nous croisait en faisant retentir un klaxon assourdissant. J’ai adoré ce moment, le sentiment d’être seul, transporté dans un film en noir et blanc, le vent en pleine face, les odeurs de la campagne … je divague … je retourne sur ma planche molletonnée, je m’endors un peu … pas vraiment.

Je viens de quitter Pingyao, encore une belle expérience, ce site est une petite ville fortifiée inscrite par l’Unesco au patrimoine mondial en 1997. Comparé à la Chine, c’est tout petit, c’est préservé. La majorité des visites a faire, sont des maisons de riches banquiers de l’époque. C’est agréable et charmant, sauf qu’après la dixième … tout se ressemble.
Mon Hostel était magnifique, installé dans une maison traditionnelle, il s’illuminé le soir des lampions traditionnels, sur l’ensemble des trois cours.

J’ai passé la plupart de mon temps avec trois Israéliens (un garçon et deux filles), nous avons un peu parlés des événements actuels (pas trop), Tomer m’a juste expliqué qu’il voyait actuellement la France d’un mauvais œil de part son positionnement.
Yael, est partie pour faire son tour du monde jusqu’en mai, elle a fait son armée (obligatoire) pendant deux ans. Elle m’explique que la région actuellement bombardée est celle ou habite sa famille, sa sœur et son frère font actuellement leur service militaire, elle a souvent besoin d’entendre leurs voix. Je ne sais pas comment je réagirais, à sa place, trop dur, trop sensible … 
Je pense beaucoup à mon amie Genneviève, qui a de la famille là bas.
 
Nous avons passés une soirée que j’ai trouvée originale. Trois billards posés dans la rue couverts d’un auvent de plastique, ayant goûtés au intempéries depuis je pense un certains nombres d’années, nous attendais, entourés de chinois. A notre arrivée, nous sommes devenus l’attraction, des dizaines yeux nous fixaient, sentiment troublant …

Après quelques minutes, ayant jaugés notre niveau, ils entreprirent de nous donner des conseils, timidement, puis de plus en plus insistants, je ne saurais dire qui a gagné, mais les parties furent accompagnés de rires et d’incompréhensions.

Aujourd’hui, je suis arrivé à Xi’an, une autre ville fortifiée ou se mélange l’ancien à l’ultramoderniste, il fait une chaleur incroyable, je suis fatigué, j’ai visité un musée historique et un parc ou se trouve la « pagode de l’oie sauvage », un genre de tour de Babel, je visite, c’est beau, je m’assoie sous un arbre, je m’endors.
17 heures, une demoiselle me réveille, le parc ferme. En sortant, je trouve un marché aux légumes, j’achète une moitié de pastèque, je la partagerais sûrement avec des gens à l’hôstel.
Chemin faisant, je prends conscience que l’endroit ou je suis vraiment bien, c’est dans toute ces petites rues, ou les gens vivent, ou je peux acheter des choses, sans me sentir comme un touriste et d'avoir à marchander ne serais pour une bouteille d’eau.

Demain je part à la découverte de l’armée de terre cuite, je suis impatient. 

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /Août /2006 10:56

Ma découverte de Pékin prend du rythme, je visite un ensemble de temples, c’est vraiment très sympa, le temple du Lama avec un Bouddha de 26 mètres, le Temple du ciel, le temple de confus us, temple de la pagode blanche, temple de la grande cloche, temple du tambour, temple du nuage blanc, temple du Dagoba blanc, temple de la source de la loi … je décide d’arrêter de visiter les temples … je sais que je vais encore visiter pas mal de sites en Chine et j’ai peur de saturer … Il est vrai que tout ces temples sont magnifiques, mais j’ai le sentiment de revoir un peu le même chose à chaque fois, de plus qu’il y a un élément particulièrement désagréable, est que l’objectif principal de Pékin est la préparation des Jeux Olympique, est il n’est pas rare de rater la pièce maîtresse d’un temple car elle est enveloppée d’une bâche verte en cours de réfection.

Je décide de visiter les parcs, à Pékin il y a des parcs et des lacs dans le centre ville, c’est vraiment agréable, certains sont payants, cela évite de se faire harceler chaque minute par un vendeur des souvenirs, le dernier que j’ai visité était immense et pas du tout touristique, je me suis assis sur un banc et me suis endormi deux heures … je compris que j’étais alors blasé des parcs.

Je décide alors de visiter les ruelles, les impasses, ces lieux ou aucun touriste ne s’aventure, il y a que des locaux, qui me regardent passer avec de grands yeux débridés, à plusieurs reprise je trouve un panneau assez rigolo, ou il est demandé aux étrangers de respecter les règles et lois chinoises et qu’il est nécessaire d’aller au commissariat pour signaler sa présence sous 12 heures. Les autochtones sont tranquilles, certaines joues aux cartes, d’autres les regardent en rigolant, certains dorment dans un coin … la vie semble paisible ici.

Zidane est partout ...

Je décide d’aller me restaurer, j’ai envie de tenter la grande aventure du restaurant chinois ou on ne comprend jamais rien !! J’en sélectionne un qui me semble parfait, de plus que je triche car sur le menu beaucoup de plats sont illustrés. Fièrement, je passe ma commande, en montrant quelques photos, je prends trois plats, je pense que je vais me régaler.

Je me plonge dans mon lonely planet pour passer le temps en attendant que l’on me serve.

C’est alors que je lève les yeux et trois serveurs chinois, devant moi essayent de m’expliquer quelque chose en me montrant le menu. Trois autres serveurs arrivèrent, en pensant peut être que six chinois réunis parlant ensemble finirait par faire une langue compréhensible pour un petit touriste. Au début, je trouvais la situation cocasse, mais au bout d’un quart d’heure, je n’avais qu’une envie, prendre la table pour écraser ces petits chinois et partir loin très loin a la recherche d’un tournedos Rossini, accompagné d’un verre de vin. A une table voisine, deux chinoises déjeunaient, une venait de Hong Kong et parlait un parfait anglais, elle m’explique alors que ce restaurant avait une spécialité, c’est un genre de soupe que l’on place sur un feu au milieu de la table, dans lequel on trempe de la viande, des légumes etc… Après avoir parlée aux serveurs, elle m’explique qu’ils avaient compris que j’étais avec trois autres personnes, que je n’avais commandés uniquement des entrées. Ils veulent absolument me faire des « doggy bags » de ce que j’ai commandé pour que je commande de leur spécialité.

Il suffit !! Je remercie la demoiselle, qui m’invite à sa table pour que je goûte cette satanée spécialité, je décline son invitation, mange mes trois plats d’entrée peu ragoûtant paye mes 2 euros 40 et part un peu vexé et agacé.

Depuis, j’ai fais beaucoup de restaurant, mais souvent accompagné de personnes pratiquant un peu le chinois. Je suis allé dans un restaurant très sympa avec cinq autres français. Astrid, une voisine parisienne m’a mise en contact avec un ami à elle, journaliste à la tribune à Pékin. J’ai goûté LE canard laqué, c’est un régal.

Hier soir, nous sommes allés manger dans un genre de marché couvert local, seul, je n’aurais jamais osé, nous avons finis avec nos petites barquettes assis sur le trottoir car il y avait trop de monde.

Cette semaine, nous sommes allés faire un marché de nuit, j’ai dégusté quelques spécialités locales, du serpent, du scorpion grillé, de l’étoile de mer, de la pieuvre, du vers à soie, du milles pattes, nous n’avons pas pris le temps de tout goûter et avons laissés quelques saveurs inconnues derrière nous, comme le cafard, l’hippocampe, de petits requins et je pense que j’en oublie …

Vous avez sûrement remarqués que j’utilise depuis quelques lignes le « nous », certains ont dus se dire, « tiens il a trouvé une copine » ou un truc comme ça. Et bien non, ce n’est pas dans la thématique de mon voyage. A l’hostel, il suffit de discuter avec une personne, pour que la discussion se généralise et que l’on se retrouve un petit groupe de gens ayant tous une histoire et des origines différentes. Tout le monde y va de son petit accent anglais. C’est très enrichissant et aussi rigolo.

Mao Wedong a dit « Qui n’a jamais gravi la Grande Muraille de Chine, n’est pas un homme véritable » ben voila, c’est fait !! Une journée exceptionnelle, debout à 6 heures du matin sous la pluie, deux heures de minibus conduit par un grand malade. Une fois arrivé sur place il s’est arrêté de pleuvoir, la température était idéal, j’ai marché cinq heures dans un environnement magique, à la fin du parcours nous avons terminé la descente en faisant de la tyrolienne au dessus d’un lac ou nous nous sommes baignés, petit resto en terrasse et retour a l’hostel. Je vous le conseil !

Je pars ce soir, je vais à Pingyao, une ville à quelques dix heures de train. Je vais voyager de nuit. En Chine, le train à deux classes, les Hards seats and soft seat, en gros tu es assis sur une planche ou tu as une couchette confortable. Les trains sont actuellement bondés, et il faut réserver quelques jours en avance, je suis arrivé a trouver une place et me prépare a passer la nuit sur une planche …

Hier, je suis allé me faire masser pendant deux heures, c’était relativement agréable. Il y a ici des endroits de massages ou c’est des aveugles qui y travaillent. C’est dans un de ces lieux que je suis allé, sauf que mon aveugle il me regardait avec de grands yeux bien ouverts, bien qu’un peu bridés…

 

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Vendredi 4 août 2006 5 04 /08 /Août /2006 13:00

Ce soir je pars pour Pékin, d’ailleurs je suis à l’aéroport, entouré de Chinois adorables et curieux, ils me regardent, sourient (rigolent aussi), me demandent dans un anglais approximatif d’où je viens et me précisent que nous avons bien été seulement deuxième en finale de la coupe du monde, des fois que les résultats auraient été différents d’ici …

Je viens d’appeler un ou deux hôtels dans l’espoir de réserver une chambre … tout est complet, je décide de voir sur place.

Pour moi, aujourd’hui c’est un peu spécial, je commence mon voyage tout seul …

 

 

 

 

L’avion ne semble vouloir décoller, le pilote nous explique que la climatisation et défaillante et qu’elle ne fonctionnera uniquement lorsque nous serons en vol, cela fait un heure que nous sommes coincés dans cette boite volante, les hôtesses nous distribuent des verres d’eau, tout le monde est en sueur, je m’endort.

J’avais trouvé sur mon guide l’adresse d’un Youth Hostel, je savais qu’il était complet mais il me fallait bien un point de départ pour commencer mes recherches. Je finis par trouver un Youth Hostel de l’autre coté de Pékin. Ma chambre comportait six lits, un seul était occupé par un monsieur très âgé, pour le décrire, prenez le père noël, enlever lui son accoutrement rouge et voilà …  Plus tard, nous sympathiserons, il est australien,  il voyage depuis 26 ans, il a 86 ans,  a visité plus de 69 pays, il écrit des livres pour raconter ses périples, une radio locale veux l’interviewer, il m’explique que ça le blaze et que les journalistes sont tous les mêmes dans le monde entier, même questions, même attitude … une belle rencontre.

 

Cela fait maintenant trois jours que je suis Behijin (le vrai nom de Pekin), j’ai déjà visité pas mal de choses, je ne pense pas rester les quinze jours prévus, je veux faire des « sauts de puces » pour aller jusqu’à Hong Kong et remonter après par la cote à Shanghai.

 

J’ai fait, vu, rencontré beaucoup de choses et de gens … je commence par le bon ou le mauvais ?

 

 

 

 

 

Par l’ordre Chronologique ! Ma première journée a été très riche, je décide de commencer mon exploration par la plus grande place du monde, la place Tian’anmen.

C’est juste impressionnant, des touristes à perte de vue, des cerfs volants partout dans le ciel, des vendeurs de glaces, de cartes postales, des médailles à l’effigie de Mao, me sont proposées chaque minute … j’ai un peu de mal à me repérer. Je m’assoie et étudie mon guide … en face de moi, la citée interdite.

 

Je décide de faire le tour de la place, il fait une chaleur incroyable, toujours cette humidité qui fait que je me retrouve de nouveau trempé, régulièrement des chinoises viennent m’aborder pour savoir d’où je viens, je trouve ça louche, je leurs réponds gentiment et part d’un autre coté. Par la suite, je rentre dans la cité interdite (sauf aux touristes) c’est beau et grand, la première partie et gratuite, je découvre des temples très beauxje marche toute la journée, je veux tous voir.

 

Plus tard, je découvre que j’ai effacé par mégarde toutes les photos que j’avais prises durant la journée, je suis un peu triste et cela ne fit que rajouter du sens à la morosité dans laquelle je trouve ce soir là.

En effet, la cité interdite fermait ses portes à 17H00, je me retrouvais dans une foule impressionnante, dans cette cohue deux demoiselles, marchant à mes cotés me saluent et commence à discuter avec moi dans un parfait anglais. Elles m’expliquent qu’elles sont chinoises, Mai travaille à Pékin, et Yuan est venue la voir pour quelques jours et visitait pour la première fois la ville. Chemin faisant nous bavardons tranquillement, pour ma part, je n’ai qu’une envie, prendre un taxi, retourner à mon hôtel et prendre une douche.

Notre discussion est super intéressante, je deviens curieux, pose plein de questions, elles aussisur la France … Mai propose d’aller nous désaltérer autour d’un thé, j’acquiesce.

 

 

 

 

Nous rentrons dans une pharmacie, et je découvre au dessus une petite maison de thé, nous rentrons dans un salon climatisé, une personne vient nous faire déguster du thé, nous présente différente sortent, nous expliques, apporte quelques petits amuses bouches … le moment est agréable et divertissant. La fin devient un peu plus compliquée … la note arrive, je tairais le montant, c’est a ce moment la que je comprends que je suis un gros crétin de touriste et que je venais de me faire avoir. Chaque thé était à huit euros, sur ce, il fallait rajouter la location de la salle sans oublier les amuses gueules. Fin de l’histoire. Je ne m’en suis pas encore remis.

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Vendredi 4 août 2006 5 04 /08 /Août /2006 12:48

Je suis resté une semaine à Shanghai, exactement 9 jours, le rythme que j’ai eu a été un peu particulier, Dali n’a pas réellement besoin de travailler, le soir il m’a emmené dans nombreux  endroits que seul un local aurait pu me faire découvrir. J’y ai rencontré nombreux français, la communauté y est très importante, environ 6 000 Français sont répertoriés à l’ambassade.

 

Julien, est le manager d’un bar très branché de Shanghai, je l’ai connu d’une façon rigolote, j’étais aux toilettes et me suis vu être interpellé d’un « alors cette soirée se passe bien », en retour je lui demande comment il savait que j’étai. français, il m’explique qu’il y a une colonie de vacances d’une cinquantaine de jeune Français d’une moyenne d’âge de 16 ans et il pensait que j’étais de la partie. Ai-je étais flatté ou vexé ? L’histoire ne le dira pas !!

 

Par la suite, Julien, confus, m’invite pour un verre et m’explique son parcours en Chine depuis quatre ans, ses désillusions, ses réussites, me donne son avis sur l’Asie, m’explique beaucoup de choses intéressantes. Il veut parler business, me présenter des gens, il a envie de m’aider pour que je reste en Chine, pour lui ici à Shanghai il y a énormément de choses à faire. Nous garderons contact, je passerais sûrement le voir avant de partir de Shanghai le 6 septembre.

 

Je rencontre des personnes intéressantes, une m’a particulièrement marquée, un businesman Malaisien, nous avons discuté deux bonnes heures, de son activité, sa vie, la mienne, avant de partir il m’explique quelque chose que j’ai beaucoup aimé. La vie et les rencontres pour lui se résument en 60 degrés, c'est notre champ de vision et si nous nous sommes rencontré ce n’est peut être par hasard, il me laisse ses coordonnées, en me convit chez lui en Malaisie ; sa femme travaille dans la communication est il vient régulièrement à Paris. Sixty Degrés … I love this !!

 

Je crois que j’ai envie de partir de Shanghai, Dali m’a fait un accueil formidable, mais j’ai le sentiment d’être vraiment dépendant de son rythme. Pour lui, il fait beaucoup trop chaud la journée pour faire quelque chose, de plus que notre rythme nocturne ne me motive en rien à me lever aux aurores. Je profite de mes après-midi pour visiter et découvrir cette ville impressionnante.

 

Il y a tellement de choses à voir …

 

La Bund , la rivière de Shanghai, d’un coté des bâtiments magnifiques rachetés par des banques, de l’autre la perle d’orient entourée d’immeubles illuminés.

Perle d’Orient, c’est l’antenne émettrice des chaînes télévisuelles, un chef d’œuvre visitable, comparable à notre tour Effeil

Peace Hotel, la place principale de Shanghai

La vieille ville, un genre de marche pour touriste dans des bâtiments anciens.

Musée Historique de Shanghai, intéressant, je l’aurais pensé plus grand.

Temple du Boudha de Jade, mon premier temple en Chine, impressionné, c’est comme je l’imaginais.

Temple Boudhiste Japonais, sympa

L’ancienne concession française, des rues a taille humaine avec des restaurants, des bars, des magasins très chics …

Pudong, une nouvelle ville construite en seulement une décennie … des buildings, des buildings …

 

Il me reste encore deux trois choses à voir, je retournerais à Shanghai en septembre.

 

J’ai planifié de partir demain, samedi 29 juillet, je suis un peu excité. Dernière nuit pour aller saluer les quelques contacts rencontrés.

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /Juil /2006 18:11

L’atterrissage à Shanghai est parfait, je discute avec un jeune couple Français, je récupère mon sac, je fais du change en monnaie local, je trouve un taxi, et me voila transporté par une demi heure d’attraction unique en son genre, que je baptise « un taxi à Shanghai » en bref, si j’ai bien compris les règles du jeux, ben … c’est qu’il n’y en a pas ! Trois composantes obligatoires un klaxon, des freins et le plein d’essence … et que le meilleur gagne !! Je crois en toute sincérité que mon taxi méritait au moins une place sur le podium.

 J’avais imprimé l’adresse en chinois envoyée par Dali, mon taxi me dépose au pied d’un immense hall d’accueil plein de marbre, faisant la jointure de trois immenses tours d’une trentaine d’étages. J’essaie de communiquer en anglais, ce qui ne semble pas être la meilleure idée pour être compris. Je ressors mon petit courrier plein de hiéroglyphes décrypté à la seconde par les autochtones. Etage 19, porte de droite … pas de réponse, je décide d’appeler mon ami, qui m’explique qu’il est depuis le matin bloqué à l’aéroport de Whenzou et qu’il sera normalement à Shanghai dans deux heures, il explique par téléphone à la conciergerie de bien vouloir garder mon sac à dos et je décide d’aller découvrir les environs.

 

 

 

 

  

 

 Dés que je mis mon nez dehors, je compris qu’ici tout est climatisé, je n’avais pas encore pris conscience qu’il faisait une chaleur humide incroyable, en cinq minutes je me suis retrouvé trempé. Juste derrière l’immeuble de Dali, je découvre une sorte de petit village, remplis de ruelles et de petites échoppes de fruits et légumes, une cordonnier travaillant à même la rue sur une caisse en bois, un « magasin » propose uniquement de la ferrailles, l’autre des fenêtres, à coté plein de canards déplumés et non réfrigérés se balancent, tout se mêle, j’ai le sentiment que les gens vivent, travaillent dans cette même atmosphère ; il ressort de ce «tableau» une certaine pauvreté, avec des gens curieux de voir un occidental en ce lieu et me saluent de « hi » « hello », l’ambiance est agréable et rassurante.

 Au bout de la rue, je suis surpris par le contraste, d’immense magasins occidentalisés s’imposent, c’est comme si un bout de ce « village »  avait été rasé pour construire ces édifices, en levant la tête je vis des dizaines d’immeuble en phase de construction. Dali m’expliquera plus tard, que les lois avaient changés, et qu’il est maintenant plus difficile de déloger les gens, mais que ce « village » sera très bientôt remplacé par des buildings ultra modernes et que tout cela n’existera plus.

 

 

 

 

 En visitant ces magasins, je suis très surpris par l’ambiance, si je fais une moyenne, je pense que trois vendeurs sur quatre étaient plongés dans un profond sommeil, couchés sur un tas de vêtements ou bien sur une chaise ou à même le sol. Mon ami m’expliquera que c’est normal en Chine et que pour bien travailler il faut savoir se reposer. Ce pays me réserve plein de surprises, mais cette première approche ne me déplait pas ;-).

 

 Devant moi, des tours à perte de vue, c’est impressionnant, je traverse un pont et me retrouve dans un Shanghai ultra moderne, la circulation y est folle, les vélos, les scooters, les taxis, les voitures … sous mes yeux tous se passe au millimètre, à la seconde, des klaxons retentissent dans tout les sens, le jeu continu, tous le monde y participe.

 

   

Je commence à comprendre la disposition des magasins, tout est organisé par secteur, c'est-à-dire qu’il y a des secteurs liés à une sorte de produits, à ce moment là je déambulais dans le secteur des métaux, des boulons, de plaque d’aluminium …chaque petite boutique avait sa spécialité et sont ou ses dormeurs. Par la suite je découvre le secteur des vélos, classiques, électriques,  des chaussures … j’arrive sur une place très différente, le People Garden, j’apprendrais par la suite que c’est le cœur de Shanghai, la place principale, avec des magasins dignes de nos célèbres Galeries Lafayette avec l’avantage d’être vraiment très rafraîchissants, à part la climatisation je n’y trouve rien de particulièrement différents, chaque « corner » arbore des marques occidentales à la seule différence du charme asiatique des démonstratrices.

 J’avais convenu avec Dali de le contacter deux heures plus tard, afin de faire un point sur son arrivée et j’avais en tête d’acheter une carte sim afin d‘avoir un numéro de téléphone Chinois pour me simplifier la vie et éviter les coups pharamineux de mon opérateur français. J’avais beau essayé de trouver le « quartier » des téléphones portables, demandé à quelques quidams de me montrer la direction … mes recherches étaient vaines. C’est alors que je découvris un temple de touristes, un lieu ou obligatoirement quelqu’un me comprendrait, un hotel SOFITEL !! Ouaahououu … je rentre et m’adresse à l’accueil, une charmante hôtesse m’explique en anglais le direction à prendre, elle m’écrit le nom d’un magasin de quelques hiéroglyphes et m’explique que c’est à gauche, puis à droite, tout droit, puis la deuxième à gauche … tel un conquérant me voilà parti à la recherche du saint graal, qui me permettra d’être joignable par tout le monde en Chine … du moins par mon ami Dali ! Alors, à gauche, puis tout droit, puis … je suis perdu … aucun des hiéroglyphes inscrit sur ces boutiques ne correspondent à ma petite feuille. Un jeune Chinois parlant anglais, a la sympathie de m’accompagner et m’emmène simplement chez un marchant de journaux, on me propose une liste de numéros de téléphone, c’est 100 yens (10 Euros) et me voilà connecté avec mon nouveau numéro, sans l’intervention de ce jeune homme, je pense que je n’aurais jamais pu m’en sortir seul, c’est alors que je ressent une certaines vulnérabilité en rapport à cette langue et ce pays.

 

 Que de découvertes en seulement deux heures, mon ami doit maintenant être arrivé, après certaines hésitations, je refais le chemin à l’envers et retrouve ce magnifique hall, je me sens sale et odorant, j’aurais tellement aimé me changer avant de retrouver Dali.

 

 19éme étage, porte de droite … la porte est grande ouverte, Dali est arrivé, il semble un peu gêné, il n’était pas venu depuis plusieurs mois dans cette appartement, le balcon était resté entrouvert, et les poussières et pollution de la ville avaient pris place dans chaque millimètre de cette immense appartement, une femme de ménage s’activait, trois autres étaient attendues, Dali me propose d’aller me rafraîchir dans la piscine, histoire de remettre un peu d’ordre. Je m’exécute avec grand plaisir, il me rejoindra plus tard.

 

Le soir, nous nous  retrouvons sur son balcon, un spectacle magnifique nous y attendait, nous étions très proche du cœur de Shanghai, séparé par un bras de la rivière Huangpu nommée Suzhou. Un pont pourrait nous permettre d’accéder directement au centre en 5 minutes à pied, mais depuis quatre ans les travaux sont bloqués car ils n’ont pu déloger et détruire une petite maison de l’autre coté de la rive.

 

 

Devant nous des immeubles de toute formes, certains atteignant des hauteurs vertigineuses, la nuit tombante, tous s’illumines, chaque immeuble à une particularité, certains d’entres eux se transformes en un écrans géant, le spectacle est impressionnant, plus tard après minuit la ville s’endormira, et tombera dans la pénombre. Dali m’explique en long et en large, son pays, sa culture, son économie, la vision qu’il a de l’Europe et son avis qu’à l’Europe sur l’Asie … Le non respect qu’il porte aux Américains, ainsi qu’à la façon qu’ils ont d’essayer de gérer le monde en toute impunité. Il m’explique que beaucoup de pays veulent la paix dans le monde, mais que les chinois de part leur culture, souhaites l’harmonie dans le monde. Je l’écoute, bois ses paroles, apprends et me dis que j’ai beaucoup de chance d’avoir quelqu’un me consacrant du temps pour m’expliquer tout cela. Je ne dis pas être d’accord avec tout ce qu’il me dit, mais rapidement, je comprends que le moment n’est pas à la contradiction, écouter, juste écouter.

 Première soirée, premier dîner, heureusement que je n’étais pas seul sur ce coup là, sinon j’aurais, je pense, arpenté tout Shanghai à la recherche d’un Mac Donald ou un « truc » du genre. Nous étions dans un restaurant populaire, je propose à Dali de choisir pour moi de ces succulent mets arborant les tables voisines … des pattes de canards, des têtes de canards, des substances peu ragoûtantes … la vérité est que je n’avais pas le choix, le menu était écris en chinois et n’aurais pu de toute façon prendre cette initiative.

 

 

 

 

  J’étais très impressionné par l’efficacité du service, j’avais le sentiment que même si il n’y avait pas eu de client, le restaurant ne semblerait pas vide.

 

 En Chine, il y a des gens pour tout et partout, Dali m’a permis de découvrir tous types d’endroits, par exemple, dans une grande maison d’époque transformée en un restaurant haut de gamme en plein cœur de Shanghai dans un parc, il y avait deux personnes présentes à la portes de la terrasse, pour prévenir qu’il y avait une petite marche, dans la rue, il y a toujours quelqu'un pour nettoyer et ramasser les détritus, dans la résidence ou je suis il y a un petit supermarché ou la rentabilité semble douteuse, comme dit mon ami, en Chine le service est primordiale, les Chinois pense à tout ce que tu pourrais avoir besoin, la population est très serviable et les services rendus en général sont peu onéreux.

Revenons à ce premier restaurant, du canard cuit à la vapeur, des légumes ayant subit le même traitement, des raviolis chinois, une soupe, du porc, des petites sauces, des coquilles saint Jacques en sauces légèrement épicées, du thé à volonté … non merci ! Pas de dessert ! Je suis repu et en plus je me suis régalé, bien que la préparation ne ressemble en rien à celle que nous connaissons, le goûts sont très différents, mais c’est bon !

 Puisque nous sommes partis dans les confidences, j’ai eu, il est vrai quelques petits problèmes gastriques au départ, mais aucune inquiétudes … tout va bien ;-).

 

 

 

 

 Ma dernière belle expérience culinaire a été dans une maison de thé traditionnelle, le décor était magnifique, nous avions un petit salon rien que pour nous, et au centre de cette maison se dressait un buffet gigantesque avec des plats chauds et froids, des desserts, des fruits secs… un régal, l’avantage du buffet et que je pouvais choisir ce que je désirais en toute connaissance de cause ou presque. J’avoue ne pas avoir eu le courage de passer le pas de la « dite »  succulente dégustation de pattes et de têtes de canards. Affaire à suivre …  

 

 

 

 

Par Arnaud - Publié dans : arnaudenchine
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